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Archives d'octobre 2009
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octobre 2009

LISEZ DONC FELICIEN MARCEAU.

   C’est Jean-Pierre Sicre, qui, publiant naguère « Le lièvre et le lieutenant », m’avait glissé entre deux portes : « Vous, vous êtes un auteur dans le genre de Félicien Marceau ». Pas plus tôt que la semaine dernière, fouillant dans une des boîtes du quai Conti, je trouve un livre de poche datant de 64, illustré à la première page par un gentil dessinateur, trop gentil, semble-t-il, pour qu’on ait ressenti le besoin de nous transmettre son nom. On voit que l’ouvrage, rare mais banal, a pas mal bourlingué avant d’atteindre cette berge. Son titre « En de secrètes noces » est celui d’une nouvelle, la première d’un recueil de onze. Son auteur : Félicien Marceau.
   « L’ennui, c’est que j’aime ma femme », dit le personnage auquel, d’entrée de jeu, Marceau donne la parole. A première vue, cela ressemble à du Antoine Blondin, mais nous sommes en pleine guerre. La guerre encore, me direz-vous… Difficile de faire sans, diront les prosateurs qui nous servent de poètes. Tout le monde n’est pas Toulet pour qui la guerre n’existait pas, ni Giraudoux qui, pour qu’elle n’ait pas lieu, s’en remettait à l’aurore.
   Plus saugrenue encore qu’elle pouvait l’être en France, ridicule dans l’horreur, la guerre de Félicien Marceau a pour cadre l’Italie où le tourisme s’égare au hasard des débâcles, une Italie où le fascisme s’effondre comme l’hôtel où une femme fatiguée avait cru prendre un bain. Portée par sa baignoire dans Bologne qu’on bombarde, elle se retrouve hors des décombres, nue mais vivante sans honte de l’être.
   Entre Rome et les Dolomites, le drame rôde sans éclore dans un décor de comédie pour clown triste ou Pierrot lunaire. « Au fond vous êtes un distrait, dit le narrateur au touriste de Venise qui lui ressemble comme un frère. Vous passez au milieu des catastrophes sans les voir. Vous les niez. C’est une force ». On ne s’illusionne pas pour autant. Chemin faisant, Stendhal prend un coup de vieux. « La ville d’A… est peuplée de crétins », nous déclare un détenu blasé, assez libre pour s’y promener escorté de ses gardiens.
   Quand un lot d’officiers italiens s’aventure dans les catacombes pour tenter d’échapper au recrutement allemand, on pense qu’ils vont s’y perdre comme, nous dit-on, certaines jeunes filles qui jamais n’en revinrent. Et de fait, entraînés par la peur, ils errent dans des méandres dont se régale par avance l’amateur de cauchemars. Au top du fantastique, l’auteur esquive la chute, gourmandise trop fatale des lecteurs de nouvelles.
   A défaut de la lumière qui sans doute les déçoit, nos écrivains modernes, adeptes de Kafka, nous imposent volontiers leurs propres labyrinthes, leurs mises en scène de plomb, d’hémoglobine et de carton-pâte. Enfants gâtés des après-guerres, ils voudraient, par dépit ou on ne sait quelle délectation, nous ramener au vieux piège d’où, depuis deux mille ans, nous avions cru remonter au travers des rechutes. Tel n’est pas l’objectif de Félicien Marceau, optimiste camouflé qui mise sur les demi-teintes et les échappées belles. La bêtise même, pour lui, n’est pas rédhibitoire. Le désespoir, c’est trop facile et l’auteur nous l’épargne. « La vie ne s’agence pas toujours bien. Il y a des porte-à-faux, des négligences, des contretemps », constate le personnage de sa dernière nouvelle, reconduit à la frontière par un fascisme qui doute. Craignant déjà l’ennui d’une vie plus ordinaire, il reconnaît qu’il s’amusait dans son hôtel-prison.
   A bien y regarder, c’est plus fin que l’humour lui-même, plus joyeux que la rigolade. Surtout, c’est bien écrit, truffé de petits bonheurs.
 

J.G.


octobre 2009

Par'HAZAR.

octobre 2009

JEAN ANGLADE, Picasso du terroir.

   Puisqu’il est notre chantre auvergnat, patriarche de Ceyrat, il faut parler encore de Jean Anglade qui, au cœur de l’été dernier, entre le temps des cerises et la saison des prunes, m’expédiait pour dégustation le dernier né de ses ouvrages innombrables, « Les délices d’Alexandrine », publié comme d’usage, pour vingt euros moins vingt centimes, aux Presses de la Cité. Aguichante couverture où l’on voit sur un fond de casseroles en cuivre une consommable pâtissière vêtue de dentelle blanche, surmontée comme en 1900 d’une coiffure en brioche et coulant dans une jatte de crème un filet de chocolat. Et qu’importe si l’histoire ne commence qu’au lendemain de la Grande Guerre, époque des chapeaux cloche, des cheveux courts et des poitrines plates ! Le terroir vit au-delà des modes. Jean Anglade s’en est fait l’apôtre, il le traverse avec l’ardeur d’un chien dans un jeu de quilles.
   Nous sommes, à l’origine, dans la région du Puy-en-Velay, patrie d’un catho-kitsch, couronnée, nous précise l’auteur, par une église étrange, pour ne pas dire surréaliste, où « l’on pénètre par le nombril pour ressortir par les oreilles ». Au délire de l’architecture, il convient d’ajouter la dentelle. La dentelle n’est pas oubliée, mais c’est la pâte de fruits qui nous sert de hors-d’oeuvre.

En France, depuis « Bonjour tristesse », titre prémonitoire, les écrivains pataugent au bénéfice des éditeurs. Le présent, hasardeux, leur échappe et, faute d’imaginer l’avenir, ils peuvent faire du polar ou remonter dans le temps vers l’Auvergne ou l’Egypte. Le polar dégage en touche l’angoisse existentielle et le passé garde un avantage : il peut croire à des lendemains où règneront l’hygiène et la croissance qui, là où nous en sommes, font fonction de métaphysique.
   Ce passé qui est son domaine, Jean Anglade l’a connu. Tandis qu’au Puy, ville sainte et escarpée, un monde pieux ou superstitieux veut se donner l’air encore de s’élever vers la transcendance, il sait qu’à Thiers, ville rouge où il est né, le passé glisse de ses hauteurs vers un fond commercial, son matériel aboutissement. Est-ce ce terreau de contradictions qui fait l’humour de toute son oeuvre ? A travers elle, l’Auvergne se révèle pour ce qu’elle est : un condensé de la France et peut-être d’une Europe où l’on trouve tout et son contraire. L’Auvergne, autrement dit l’humanité que le doyen de nos auteurs, proche de l’éternité, considère avec indulgence. Et ce n’est pas par hasard si le curé de Jean Anglade qu’on apparaît au bout du livre tape la manille avec l’instituteur.
   Tout commence pour le mieux. Tel Picasso, l’artiste, qui prouve, chemin faisant, qu’il sait même dessiner, Anglade nous montre qu’il sait écrire et qu’Anglade est un écrivain. « Il peut le faire », nous aurait dit Pierre Dac, autre humoriste dévastateur. De même, comme Picasso qui fait de la sculpture avec une selle et un guidon de vélo, Jean Anglade peut tout faire avec n’importe quoi, même de la bonne littérature. Or, pas plus que Picasso ne vise à faire « une belle peinture », Anglade ne se soucie réellement de réussir ce qui s’appelle « une belle oeuvre ». Attila du terroir, il s’en fout royalement, il se soucie seulement d’épuiser un sujet où les autres après lui bricoleront, sous-écrivains des queues de gondoles qui publieront leurs livres comme d’autres, artistes contemporains dépassés par Pablo, exposeront malgré tout leurs œuvres à New York ou Clermont-Ferrand.
   N’empêche qu’on se prend au jeu et, lecteur bénévole, on entre dans cette histoire qui est celle d’une nouvelle Cosette, fille d’un prêtre d’avant-garde, reléguée par sa mère fautive dans une ferme où elle est la servante. C’est plus fin que du Victor Hugo. On rêvait de s’arrêter là. Or, on n’est qu’au début d’un livre de 300 pages que l’écrivain doit remplir comme on bourre un matelas. On peut lui faire confiance. Anglade est un conteur comme ceux d’avant les télé-films qui répétaient à la veillée toutes sortes d’histoires connues ou inventées, truffées d’impertinences pour faire rire les grands-mères. Anglade va où il veut, un sujet amenant l’autre, il en oublie les pâtes de fruits pour parler des institutrices, des curés ou des infirmières. Il nous emmène, ici où là, récupérer une anecdote. Prenant prétexte d’un mariage, il cite in extenso les articles du code ou, à propos d’une mort, la prière en latin d’avant Vatican II.
   A titre d’exemple tout de même, pour rester dans la pâte de fruit, ce morceau sur la poire : « La poire de septembre est dite aussi chez nous « poire d’hiver » ou « poire de bon papa » ou « poire de curé » ou « poire d’étrangle »… Il faut la coucher sur la paille et attendre qu’elle blettisse, ce qui se reconnaît lorsque sa chair s’enfonce sous le pouce. A ce moment, elle est fondante et savoureuse comme un péché véniel ».
   Va pour la poire ! », dira le lecteur bien mûr. Quant à savoir si, oui ou non, les prêtres sont des hommes comme les autres, il restera sur sa faim. « Ce nouveau roman évoque un sujet de société rarement traité, le célibat des prêtres », annonce Jeannine Balland en quatrième de couverture. La réponse n’est pas claire. Autant se demander, si tout homme, fût-il prêtre ou non, peut nous vendre son évangile comme le fait Jean Anglade. Sans vexer Marx ou le Saint-Esprit.
 

J.G.


octobre 2009

NINI LAVAL, pour le meilleur et pour le pire.

   Moins célèbre que Jean Anglade, Liliane Godat pourtant n’est guère moins productive sur le plan littéraire. Témoin et historienne, elle écrit la chronique de son village du Livradois, Saint-Etienne-sur-Usson, ou nous conte la saga de la famille Mabru. Au fil d’une collection qu’elle intitule « Les roses », elle évoque des destins de femmes, Madeleine, Bertha, Aline ou Jeanne, vies discrètes mais ferventes que rien n’avait appelées à entrer dans la Grande Histoire. Presque aussi méconnue, voici maintenant Nini-Elizabeth, ombre d’une ombre si l’on peut dire puisqu’elle fut la fidèle épouse de l’homme le plus honni de la France du vingtième siècle, c’est-à-dire Pierre Laval, auvergnat de Châteldon, homme politique majeur pendant l’entre deux guerres puis ministre de Vichy imposé par l’Allemagne, renard mal inspiré autant que bouc émissaire dans une fable sinistre nommée Occupation. Sans doute faut-il tout l’optimisme voire la candeur d’une historienne soucieuse de défendre en toutes circonstances la position de la femme pour remonter sans y être entraînée le fleuve obscur de haine déversé sur un homme.
   Il semble qu’à Châteldon, digne bourgade du Puy-de-Dôme, la profession de cabaretier - éventuellement de boucher ou de maquignon - soit le tremplin naturel des carrières politiques. La politique, Nini, de son vrai nom Elizabeth, l’a rencontrée très tôt par son père conseiller général ou son frère député. Les tribuns, dirait-on, se font la voix au bistrot sur une terre de vignobles où l’eau, comme à Vichy, peut se révéler buvable. De là à dire qu’on passe aisément de l’un à l’autre sans changer de terroir comme on irait de gauche à droite sans avoir pour autant le sentiment de trahir. C’est une question de liquides qu’on mélange aisément.
   Par nature les bouchers sont rouges autant que les vignerons mais la vie fait son chemin, portée par l’ambition. Il suffit qu’on soit doué comme le fut Pierre Laval, pour les études et la parole. Auvergnat malgré tout, on se retrouve maire d’Aubervilliers et avocat des pauvres, puis rival de la bourgeoisie dont on fréquente la table. De l’échoppe on passe au château sans quitter le pays ni avoir l’air de changer de camp. Chemin faisant, on crée les Assurances Sociales. Car on se veut socialiste comme Napoléon III pouvait se croire libéral autant qu’il se voulait empereur. On s’élève à Paris mais sans quitter sa terre où on a épousé une fille qui vous tricote des cravates blanches et qui va vous accompagner, plus ou moins malgré elle, jusqu’aux vertiges du gouffre.



   Car s’il faut reprocher quelque chose à cette femme exemplaire, c’est d’avoir tenu bon à peu près jusqu’au bout, d’avoir soutenu son homme dans la tempête, d’avoir été la quille, le contrepoids et l’équilibre sans lesquels, quand sa voile l’emportait, il aurait pu douter, quitte à comprendre qu’il perdait pied dans l’Europe gouvernée par un fou. Tandis qu’on fusillait ou déportait les juifs, Nini l’attendait au château ou à la ferme de Châteldon où elle soignait ses chiens, cueillait ses roses et réchauffait la soupe.
   Châteldon, c’était le terroir où on ne mourait pas de faim. Sans compter que de l’Hôtel du Parc on rapportait des victuailles : « poisson, viande, pâtisseries et tous les deux jours deux litres de lait et 5kg d’os pour les chiens. C’est bien la moindre des choses pour les risques encourus… » Dans l’intervalle, Laval passe son temps à répondre aux innombrables demandes particulières autant qu’à discuter les exigences sans fin des occupants. Le temps manque pour les états d’âme « Ne faites pas de politique, enjoint-il aux préfets, occupez-vous du ravitaillement ». Quant aux juifs qu’on emmène on ne sait où, leurs malheurs ne datent pas d’hier. Témoin l’affaire Dreyfus où Pierre, pas plus antisémite qu’un autre, avait pris position dans la Ligue des Droits de l’Homme. Que répondre à tant de misère sinon en allant à la messe y prier pour ces malheureux ? Dieu, là-haut, si tant est qu’il existe, pourquoi autorise-t-il tout ça ? La balle est dans son camp. Pour tâcher d’y voir clair, on consulte une cartomancienne qui se déclare pessimiste. Comment ne le serait-on pas à une pareille époque ? Que l’Allemagne, d’ailleurs, finisse par se faire battre n’a rien de spécialement triste, surtout pas pour Laval. Les Allemands, il les connaît trop. Les Abetz ou les Ribbentrop, il en a par-dessus la tête. Et si les Alliés gagnent comme on pouvait s’y attendre, s’il faut fuir devant eux dans les bagages de l’occupant, on verra que Sigmaringen, ça ne vaut pas Châteldon. N’empêche qu’il faut payer la note et on la paie, face au peloton, en criant « Vive la France ! » comme un bon auvergnat, tel Vercingétorix qui ne portait pas de cravate.
   Liliane Godat, c’est le point de vue de la femme. Elle fait parler l’épouse, elle se glisse dans son tablier, dans sa vie de tous les jours. On comprend avec elle comment survient l’inadmissible. Texte simple et facile à lire qu’elle vous vendra sans doute au prix de 15 euros dans l’une des nombreuses fêtes du livre où elle est discrètement présente, chez d’accueillants libraires, ou carrément chez elle à Berme bas, Saint-Etienne sur Usson 63580. Au besoin, on pourra s’informer auprès de la Galipote qu’aucun point de vue n’offusque, attentive comme elle l’est à toute parole sincère.
 

J.G.


octobre 2009

AVEC LES POMPIERS DE CHOC,

... ou la littérature à chaud.

   « A brûle pour poing », tel est, brûlant d’emblée avec sa couverture ardente, le titre du nouveau livre que nous devons à Patrick Chaussidière. Il nous est proposé pour la somme de 18 euros par les éditions… Chaussidière. On n’est, dirons certains, jamais si bien publié que par soi-même. De quoi donner des doutes à on ne sait quel lecteur qui pense encore qu’un livre, pour être digne de ce nom, doit forcément sortir de chez un grand éditeur, parisien de préférence. C’est supposer généreusement que les éditeurs savent lire et ne publient que des choses lisibles sans autre souci que celui d’offrir au plus grand nombre d’acheteurs les livres qu’ils aimeront vraiment, garantis comme les bons fromages ou les grands millésimes. Sur ce point Chaussidière, auteur et éditeur, sait à quoi s’en tenir, de même que ses lecteurs qui, un titre après l’autre, ont tendance à lui faire confiance. Et qui trouvera mauvais qu’un livre justement, tant soit peu qu’il rapporte, profite à son auteur qui, à bien y regarder, a fait le gros du travail ? Au payeur d’apprécier, de juger par lui-même selon ses exigences.
   La qualité d’un Chaussidière - qui est aussi son handicap - est de ne parler bien que de ce qu’il connaît vraiment. Poète à l’origine, Chaussidière est un Nougaro de la littérature. Il en a les coups de gueule, l’impact brut de coffrage, plus le côté redresseur de torts. S’il en restait encore, il mépriserait les intellos ou les bourgeois ventrus, tous les salauds de l’arrière qui ne vont pas au charbon comme osent faire les poètes, les pompiers ou les paysans. Aime qui aime, délicats s’abstenir. N’empêche que l’amateur appréciera chez cet auteur son sens de la formule avec déjà son titre qui vaut tout un programme. Dans la préface, Chaussidière nous prévient : « En tant que romancier je préfère inventer les vérités que de viabiliser les mensonges ». N’importe quel romancier digne de ce nom voudrait avoir dit cela et le mettre en pratique.
   Dans la Dernière Braconne, Pauvre Bougre ou Le Grand Charroi, l’auteur puisait à fond dans son stock personnel, il parlait en direct de lui et de son pays. Avec Michel Boudon, Paysan Auvergnat, il s’éloignait à peine : deux kilomètres à vol d’oiseau. Avec « A Brûle pour Poing », il pousse jusqu’au midi, précisément chez un cousin pompier, habitant d’une Provence inflammable. C’est Hervé, le cousin, fort de son expérience, qui sort les plats du four, mais c’est Patrick qui fait le service, rend la chose publiable. Complicité toute fraternelle. Patrick travaille à chaud et en famille.
   Si vous voulez tout vivre de la vie d’un pompier de Cassis, il faut ouvrir ce livre. A Cassis, il y a tout pour plaire : la mer, les pins, la route, décors privilégiés du drame. Vous y trouverez l’action, l’intervention soudaine et imprévue où chaque geste devient essentiel au-delà des théories, l’horreur sous le soleil, puis l’attente et ses états d’âme. C’est le romantisme à l’état brut.




   Pour rêver malgré tout, quand les Grandes Guerres s’éloignent irrémédiablement, rejoignant désormais, faute de témoins vivants, Napoléon ou les croisades, on se demande ce qui nous resterait à défaut des pompiers, chevaliers des temps actuels où le droit au confort et le maintien de la Sainte Croissance ont remplacé la quête du Graal.
 

J.G.